‍Depuis ‍1427, ‍6 ‍familles ‍et ‍1001 ‍histoires

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‍Notre ‍Manoir, ‍situé ‍au ‍lieu-dit ‍Goaz ‍Froment ‍sur ‍la ‍commune ‍Le ‍Vieux-Marché ‍(jusqu’en ‍1866 ‍Plouaret), ‍est ‍chargé ‍d’histoire ‍par ‍son ‍passé ‍seigneurial. ‍On ‍trouve ‍aussi ‍l’orthographe ‍Goas ‍Froment, ‍Goazfourmant, ‍Goasfroment,Ses ‍origines ‍remontent ‍à ‍1427, ‍le ‍manoir ‍actuel ‍a ‍été ‍construit ‍à ‍la ‍fin ‍du ‍XVIe, ‍puis ‍est ‍devenu ‍au ‍début ‍du ‍XIXe ‍une ‍exploitation ‍agricole. ‍Aujourd’hui, ‍c’est ‍un ‍lieu ‍vivant ‍: ‍notre ‍lieu ‍d’habitation, ‍notre ‍atelier ‍d’artistes ‍avec ‍des ‍futures ‍expositions ‍et ‍unlieu ‍de ‍vacances ‍loin ‍du ‍tumulte ‍des ‍villes ‍à ‍20 ‍minutes ‍de ‍la ‍mer. ‍L’association ‍“ ‍Les ‍amis ‍du ‍Manoir ‍” ‍propose ‍des ‍événements ‍culturels ‍(visites ‍guidées, ‍concerts ‍etc).

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‍Voici ‍une ‍description ‍raccourcie ‍d’après ‍l’Inventaire ‍du ‍patrimoine ‍culturel ‍en ‍Bretagne:


‍Le ‍manoir ‍dont ‍la ‍façade ‍principale ‍est ‍orientée ‍vers ‍le ‍sud-ouest ‍se ‍trouve ‍à ‍proximité ‍immédiate ‍d'une ‍source ‍et ‍de ‍deux ‍routoirs ‍figurant ‍sur ‍le ‍cadastre ‍de ‍1835 ‍qui ‍alimentent ‍un ‍petit ‍affluent ‍du ‍fleuve ‍du ‍Léguer. ‍


‍Des ‍propriétaires ‍de ‍la ‍seigneurie, ‍on ‍connaît ‍:

‍Bœuf ‍(le), ‍sr ‍de ‍Goasfroment ‍et ‍de ‍Kerminihy, ‍par. ‍de ‍Plouaret. ‍Yves, ‍fils ‍d’Alain, ‍épouse ‍avant ‍1535 ‍Marie ‍Taillart. ‍(source ‍“Nobiliaire ‍et ‍armorial ‍de ‍Bretagne”)


‍Yves ‍Le ‍Bœuf ‍(Le ‍Beuff) ‍(1569-1648), ‍seigneur ‍de ‍Goaz ‍Froment ‍et ‍de ‍Kerminihy ‍dans ‍la ‍paroisse ‍de ‍Plouaret ‍; ‍il ‍a ‍épousé ‍en ‍1600 ‍Augustine ‍Cariou ‍de ‍Goasven ‍(1570-1633). ‍Leur ‍fils ‍: ‍François ‍Le ‍Bœuf ‍(vers ‍1620-1696) ‍a ‍épousé ‍en ‍un, ‍Julienne ‍Rospabu ‍(né ‍en ‍1622) ‍et ‍en ‍deux, ‍Françoise ‍Coupé ‍(vers ‍1625-1712). ‍François ‍Le ‍Bœuf, ‍notaire, ‍est ‍dit ‍"écuyer" ‍et ‍seigneur ‍de ‍Goaz ‍Froment ‍au ‍17e ‍siècle. ‍Ses ‍armoiries ‍sont ‍"de ‍sable ‍à ‍un ‍rencontre ‍de ‍bœuf ‍d'or, ‍accompagné ‍de ‍huit ‍molettes ‍(petit ‍meuble ‍en ‍forme ‍d'étoile ‍évidée) ‍de ‍même, ‍3. ‍2. ‍3." ‍("de ‍sable ‍a ‍une ‍teste ‍de ‍boeuff ‍d'or ‍accompagnée ‍de ‍mollettes ‍d'esperon ‍sans ‍nombre ‍aussy ‍d'or, ‍mieux ‍de ‍sable ‍semé ‍de ‍mollettes ‍d'esperon ‍d'or ‍a ‍la ‍rencontre ‍de ‍boeuff ‍de ‍mesme").


‍L'édifice ‍actuel ‍a ‍été ‍construit ‍par ‍Yves ‍Le ‍Bœuf ‍entre ‍1598 ‍et ‍1601 ‍à ‍l'occasion ‍de ‍son ‍mariage ‍avec ‍Augustine ‍Cariou ‍de ‍Goasven. ‍

‍Il ‍comporte ‍des ‍dispositions ‍et ‍éléments ‍stylistiques ‍datables ‍de ‍la ‍fin ‍du ‍16e ‍siècle ‍ou ‍du ‍début ‍du ‍17e ‍siècle ‍emprunt ‍d'une ‍relative ‍modernité ‍: ‍volume, ‍distribution, ‍escalier ‍rampe ‍sur ‍rampe ‍contenu ‍dans ‍une ‍tour ‍faisant ‍pavillon ‍central, ‍gabarit ‍des ‍fenêtres, ‍portes ‍d'entrée ‍monumentale ‍en ‍arc ‍plein ‍cintre ‍ornées ‍de ‍colonnes ‍et ‍de ‍pilastres ‍et ‍surmontées ‍chacune ‍d'un ‍fronton ‍triangulaire ‍au ‍décor ‍Renaissance...


‍La ‍porte ‍principale ‍débouche ‍sur ‍le ‍vestibule ‍et ‍l'escalier ‍rampe ‍sur ‍rampe ‍aux ‍niches ‍à ‍lumière ‍ornées ‍par ‍des ‍coquilles ‍; ‍la ‍porte ‍secondaire ‍s'ouvre ‍directement ‍sur ‍la ‍salle ‍basse, ‍l’ancienne ‍salle ‍de ‍justice. ‍

‍Par ‍la ‍suite, ‍des ‍ouvertures ‍ont ‍été ‍percées ‍notamment ‍dans ‍le ‍pignon ‍est.


‍Au ‍milieu ‍du ‍18e ‍siècle, ‍les ‍terres ‍passent ‍dans ‍les ‍mains ‍de ‍Louis ‍Julien ‍Le ‍Lay ‍de ‍Kerverzio ‍puis ‍de ‍Yves ‍Marie ‍Le ‍Lay ‍de ‍Kermaben. ‍


‍Saisi ‍puis ‍vendu ‍comme ‍Bien ‍National, ‍le ‍manoir ‍est ‍acquis ‍en ‍1794 ‍par ‍Jean-Baptiste ‍Juste ‍(grand-père ‍de ‍Charles ‍Le ‍Goffic). ‍Né ‍à ‍Versailles ‍en ‍1746, ‍cet ‍ancien ‍militaire ‍des ‍gardes ‍françaises ‍qui ‍avait ‍servit ‍sous ‍les ‍ordres ‍de ‍Gilbert ‍du ‍Motier, ‍marquis ‍de ‍La ‍Fayette, ‍est ‍"maître ‍de ‍Poste" ‍à ‍Lannion ‍en ‍1784 ‍(personne ‍qui ‍tient ‍un ‍relais ‍de ‍poste ‍aux ‍chevaux ‍et ‍qui ‍fournit, ‍moyennant ‍certains ‍avantages, ‍des ‍relais ‍aux ‍voitures ‍de ‍l'administration ‍des ‍postes...). ‍


‍Le ‍marquis ‍de ‍La ‍Fayette ‍aurait ‍séjourné ‍trois ‍mois ‍au ‍manoir ‍de ‍Goaz ‍Froment ‍en ‍automne ‍1801.


‍À ‍partir ‍de ‍1806, ‍la ‍famille ‍de ‍cultivateur ‍Le ‍Guen ‍occupant ‍les ‍terres ‍et ‍restent ‍en ‍leur ‍famille ‍pendant ‍200 ‍ans.


‍En ‍printemps ‍2017, ‍Blanche ‍et ‍Olaf ‍Mühlmann ‍acquièrent ‍Goaz ‍Froment ‍pour ‍s’y ‍installer ‍et ‍sont ‍le ‍sixième ‍propriétaire ‍depuis ‍sa ‍construction. ‍En ‍2018, ‍ils ‍ouvrent ‍le ‍premier ‍gîte ‍dans ‍l’ancienne ‍“Maison ‍du ‍fermier”, ‍rénové ‍avec ‍soins, ‍labellisé ‍4 ‍épis ‍et ‍classé ‍3 ‍étoiles. ‍La ‍réservation ‍est ‍possible ‍directement ‍via ‍notre ‍formulaire ‍ou ‍via ‍Gîtes ‍de ‍France.
















‍Manoir ‍Renaissance ‍Trégor, ‍Bretagne

‍Côtes ‍de ‍Granit ‍rose  

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